Antoine , son record mondial dans la presse , D.B puis FR3 le 31 août and in Cross Magazine

 HIMALAYA

Parapente bivouac : record mondial à 8157 mètres pour Antoine Girard

Antoine Girard a battu le record du monde d'altitude. Antoine Girard a battu le record du monde d'altitude.
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L’Himalaya est le dernier terrain de jeu des amateurs de parapente bivouac, nouveau mode de voyage pour les montagnards à l’âme aventureuse. Ainsi le guide haut-savoyard Jean-Yves Fredriksen d’Abondance est parti le 19 août pour une traversée intégrale de l’Himalaya en six mois où il devrait atteindre la cote 8000m d’altitude dans le Karakoram. Dans ces hautes sphères, il a été devancé en juillet dernier par le Drômois Antoine Girard, professeur à l’Université de Grenoble, bien connu pour ses talents de grimpeurs à la fin des années 90 et ses expéditions sur des sommets de 8000m sans oxygène. Désormais il se consacre au voyage avec sa voile pour principal moteur, sa tente, son sacs de couchages et de la nourriture pour seuls viatiques.

Après avoir traversé la Nouvelle-Zélande en décembre 2015, le 30 juin dernier il est parti pour le Pakistan pour une traversée de 1 260 km dans le nord du pays. L’apothéose de cette aventure difficile de 19 jours s’est jouée courant juillet lorsqu’Antoine a pu s’élever à une altitude 8157m et a survolé le Broad Peak (8051m). Il battait ainsi un record mondial. Certes des alpinistes avaient déjà voler de plus haut mais par gravité comme, Jean-Marc Boivin qui avait décollé de l’Everest (8848) en 1988. En vol bivouac, le parapentiste s’élève grâce aux thermiques depuis vallées, cols d’altitude et sommets inférieurs.

Le vagabond des airs raconte : « Après 50km de vol j’arrive à l’issue d’une longue transition sur le Broad Peak à 5740m, de petit cumulus sont à 6800m. Les thermiques s’installent doucement. Le plafond monte à 7000m et me permet d’attaquer les parois rocheuses et trouver d’autres thermiques au-dessus des nuages. Le vent est faible voire inexistant jusqu’à 7500m. Au-dessus de 8000m le vent devient conséquent, peut-être 50 km/h et orienté au nord. Il n’est pas possible de faire du soaring sur cette crête orientée nord-sud. Je quitte le thermique vers 8 100m car j’ai tous les doigts de gelés, il était certainement possible de monter à plus de 8300m. Je fais deux aller-retour sur la crête pour les images et je m’échappe vers un oxygène plus abondant et 70km de vols. »

Mais Antoine Girard retient bien d’autres temps forts de cette expérience, des « highlights » comme il dit : le contournement du Nanga Parbat, les survols de quelques-uns des plus grands glaciers au monde, Biafo, Hisper ou Baltoro et un vol de 248km, distance record au Pakistan. 

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