J'en rêvais.....

 Pelvouxseb

 

Depuis plus d’un demi siècle je parcours la montagne de toute les manières possibles : à pied,  à ski, en vélo, en escalade, et aussi évidemment en parapente….

De toutes les manières ? Pas vraiment en fait ! Car si je pratique chaque fois que possible le  vol montagne  ou le vol haute montagne, c’était  dans l’optique d’une extension du vol  rando : ascension d’un sommet pour en redescendre en volant. Le matériel  léger permet l’accès aux plus grands sommets à condition de maitriser les techniques de l’alpinisme et d’être bien équipé : corde, piolet, crampons…. La fiabilité des prévisions météo et la « culture alpine » du départ matinal  permet un décollage  serein. L’effort fourni  à la montée et l’absence de parachute de secours  prédispose plutôt à la recherche d’un vol tranquille….

Mais il évidemment il existe une autre manière de pratiquer le « vol haute montagne », même s’il n’existe pas de terme spécifique pour qualifier celle-ci : Décoller d’un site d’altitude « classique »,  et trouver le cheminement qui permet d’atteindre les  grands sommets. Cette pratique est devenue classique et nous avons la chance d’avoir au sein du club la référence mondiale de cette manière de voler. Y accéder constitue pour un alpiniste un aboutissement, que m’ont offerte les belles conditions de vol de cet été. Pour ceux qui souhaitent partager l’émotion que j’ai ressentie, je propose ce montage.

Pierre-Do Bayart

(NB : la photo ci dessus est de Sébastien T).